Il y a plein de vêtements que j’ai aimé faire, mais que je ne porte pas. Et à contrario, il y a quelques vêtements que j’adore et dont j’aimerais plus d’exemplaires car je les porte souvent. Je me rends compte par exemple qu’au boulot, quand il fait chaud, j’aime bien les robes longues et amples, avec des manches courtes, voire sans manches, mais quand même les épaules couvertes. J’ai une robe comme ça (du commerce), et j’aurais bien besoin d’en faire d’autres. Parce que les robes à bretelle, c’est bien sympa, mais pas tellement adapté au bureau (selon mon opinion, hein, chacun porte ce qu’il veut).
En feuilletant mon stock de patrons, je suis retombée sur cette robe du magazine Ottobre, qui correspond en tous points à ces critères. Et en même temps, j’avais 2 mètres d’une viscose des coupons de Saint Pierre qui dormait dans mon placard. Ce modèle de robe ayant un petit côté rétro des années 40 (encolure en V très sage, manches papillon, coupe fluide et sous le genou), le match s’est fait dans mon cerveau (il a fallu le temps le temps me direz-vous, à peine 8 ans ha ha).


Bref, aussitôt dit, aussitôt fait. Pour la découpe, j’ai dû un peu jouer à Tetris. D’abord parce que la quantité de tissu préconisée est de 2,10 m alors que je n’avais que 2 m. Bon, normalement, pas d’impact, mais Ottobre ne met pas de plan de coupe. Et apparemment, je n’ai pas placé mes pièces de la manière la plus intelligente. D’habitude, je suis assez forte à ce petit jeu mais là, j’ai perdu. Bon, pas tout-à-fait, puisque j’ai quand même réussi à tout caser, mais de justesse. Ouf.
Pour le montage, aucun problème. J’ai renforcé toute l’encolure avec un droit-fil pour éviter que ça baille (vous vous souvenez de ma blouse Lélia ? moi aussi !). Pour ce faire, j’ai découpé des bandes de 1 cm dans le droit-fil d’un entoilage léger (H180 par exemple), que j’ai collé tout le long des encolure (devant et dos), dans la marge de couture (qui fait également 1 cm, donc on touche la ligne de couture). J’ai aussi rajouté des poches prises dans la couture, parce que c’est toujours pratique pour glisser un mouchoir. Une fois tous ces préparatifs faits, le montage a été très facile. Vraiment aucune difficulté. L’ourlet des manches est roulotté (merci la surjeteuse) et celui de la jupe est un double rentré d’un centimètre. Il y a une grande tirette invisible dans le dos, dont j’ai garni le bout avec un petit bout de tissu, pour ne pas qu’elle me pique les fesses.




Au final, voici une jolie robe, légère et fluide, exactement comme je la voulais. Elle est parfaitement ajustée, sans être collante, super-légère et fluide et, d’après moi, super-chic.





Patron : Robe Joséphine – Ottobre design 2/2018
Tissu : viscose noire à poise – Coupons de Saint Pierre



Vraiment chouette cette robe !